LES AUTOROUTES DE LA MER DANS L'UNION EUROPÉENNE.

COMMENTAIRE DE DOCUMENT ET CONSTRUCTION DE CARTES.



Bonjour,
Ce mardi nous avons étudié un document. En raison des absents à cause de la grève, je mets le corrigé en ligne.
Chaque étape de ce que nous avons fait est décrit ci – après.
Pourquoi faire cela ?

Je fais cela pour que vous puissiez être au top lors d'un travail écrit qui a lieu vendredi prochain.
Il y a le vocabulaire à apprendre, le cours mais aussi un document à commenter (sur le modèle fait aujourd'hui et les absents se feront aider par les présents.
Commençons donc par le document.

C'est long ?
Vous lirez plus long encore ;-)
C'est facile, vous allez voir !

Les mots en caractères gras entre parenthèses expliquent les mots précédents. Si des mots vous manquent : débrouillez – vous, faites – vous aider ou bien demandez – moi (je suis là pour cela) : renaudverdiere@wanadoo.fr

Les autoroutes de la mer larguent les amarres
FRANCE INFO - 16 SEPTEMBRE 2010

La France et l’Espagne inaugurent officiellement aujourd’hui une "autoroute de la mer", navette maritime régulière pour poids-lourds, entre Saint-Nazaire et Gijon.
Un grand projet européen qui a bien du mal à prendre corps.
Depuis près de 20 ans, l’Union européenne prône (cherche à convaincre) le développement du cabotage (navigation proche des côtes) maritime pour désengorger (améliorer la circulation, empêcher les bouchons) les routes européennes, et a lancé en 2001 le label "autoroutes de la mer".

Le programme européen Marco Polo prévoit d’encourager ces voies maritimes par des aides nationales ou européennes, avec un budget de 450 millions d’euros pour la période 2007 - 2013.
En Europe, seules quelques liaisons très régulières dans des détroits (Grande-Bretagne ou sud de la Suède), ou des lignes entre le Benelux et la Scandinavie peuvent être aujourd’hui qualifiée d’autoroutes de la mer.
Une ligne entre Trieste et la Turquie, créée en 1991 pour contourner la Yougoslavie en guerre mais toujours existante peut également prétendre à l’appellation, ainsi que des lignes entre l’Espagne et l’Italie alimentées par l’activité industrielle. “Fiat envoyait ses automobiles en Espagne et récupérait des pare-brises et des pièces détachées espagnols”, explique Paul Tourret, directeur de l’Institut supérieur d’Economie maritime de Nantes-Saint-Nazaire. Mais la France, malgré sa bonne volonté politique, a essuyé un échec pour sa première “autoroute de la mer” ainsi officiellement baptisée.
La ligne entre Toulon et Civitavecchia, un port proche de Rome, exploitée par Groupe Louis Dreyfus (GLD) Lines, a été abandonnée en mars 2009 après quatre ans d’existence. Alors qu’elle fonctionnait en bonne partie grâce à l’industrie automobile - l’exportation de véhicules Peugeot depuis la France et Iveco depuis l’Italie -, elle a été victime de la crise économique.
Depuis, des lignes depuis Marseille et Toulon vers la Turquie viennent d’être lancées pendant l’été.

Quant à la nouvelle ligne Saint-Nazaire/Gijon (assurée par GLD Atlantique, associant GLD et l’italien Grimaldi),“ elle a une certaine logique géographique  : elle forme un raccourci entre la Galice, le Nord du Portugal et le centre-ouest de l’Espagne, vers le centre-ouest de la France”, observe Paul Tourret.

Mais elle est loin de concerner tous les trafics qui passent par la frontière. Les marchandises qui partent du centre de l’Espagne vers l’Allemagne n’ont par exemple aucun intérêt à passer par l’Atlantique.
En outre, elle ne sera desservie dans un premier temps que par un seul navire, qui effectuera trois rotations par semaine. “Un navire tous les deux jours, c’est tout à fait insuffisant ; ce qui fera le succès ou non de ce type d’outil, c’est la fréquence et la régularité de la ligne”, juge Nicolas Paulissen, délégué général adjoint de la Fédération nationale des Transports routiers. “Pour nous, ça n’a jamais été une solution miracle pour réduire le trafic des poids lourds, parce que c’est un outil qui s’adresse essentiellement au trafic international”, ajoute M. Paulissen, qui souligne que les liaisons fonctionnent grâce à des subventions (aides financières) publiques.
La France et l’Espagne ont accordé 15 millions d’euros d’aides chacune à la nouvelle autoroute, qui bénéficie aussi d’une subvention européenne de quatre millions d’euros.
Une seconde ligne proposée par l’opérateur Acciona Trasmediterranea, doit relier ultérieurement Nantes et Le Havre à Vigo (nord-ouest de l’Espagne), puis à Algésiras (sud).
Mikaël Roparz, avec agence.


Source : site internet de France – Info. Il faut toujours citer ses sources : en effet, ce n'est pas moi l'auteur de ce texte, je dois donc vous permettre d'aller voir l'original pour vous montrer que je ne truque pas les documents sur lesquels nous travaillons. C'est ici.

Nous reparlerons de France – Info lorsque nous étudierons les libertés et la presse en Éducation Civique.


Questions :

1 – Quelle est la nature du document ?

2 – Quelle est sa source ?

3 – Quel est son sujet ?

4 – Qu'est – ce que l'UE prône ?

5 – Pour quelles raisons ?

6 – Quel est le programme l'usage des voies maritimes en Europe ?

7 – Pourquoi la ligne maritime Trieste – Turquie a – t – elle été mise en place ?

8 – Quelles étaient les marchandises échangées entre l'Espagne et l'Italie ?

9 – Quelle est la "logique" de la ligne Saint – Nazaire/Gijon ?

10 – Toutes les marchandises passent – elles par cette ligne ? Pourquoi ? Justifiez votre réponse.

11 – Qu'est – ce qui fait le succès d'une ligne maritime ?

12 – Qui aide cette ligne maritime ?


La correction est ci – dessous enregistrée. Ce sont des fichiers mp3, vous devriez pouvoir les lire sans pb.
Je n'ai pas réussi à les télécharger sur Dailymotion où j'ai aussi mis des enregistrements de cours en ligne, cours lus par un programme informatique.
Dites – moi si vous avez des problèmes techniques pour entendre ces enregistrements.

Remarque 1 : le chargement de l'enregistrement peut prendre un certain temps.

Remarque 2 : dans vos réponses, vous reprenez, au début de celles – ci, obligatoirement les mots de la question !

De plus, vous pensez à citer le document (ici, c'est un texte) en vous servant des guillemets.

Réponses 1, 2, 3 :
file:///Users/renaudverdiere/Desktop/cours-2010-2011/renaudverdiere-cours.info/quatrieme/geographie/autoroutes-mer/DR000210.mp3

Réponses 4, 5, 6, 7 :
file:///Users/renaudverdiere/Desktop/cours-2010-2011/renaudverdiere-cours.info/quatrieme/geographie/autoroutes-mer/DR000214.mp3

Réponses 8, 9 :
file:///Users/renaudverdiere/Desktop/cours-2010-2011/renaudverdiere-cours.info/quatrieme/geographie/autoroutes-mer/DR000216.mp3

Réponses 10, 11, 12 :
file:///Users/renaudverdiere/Desktop/cours-2010-2011/renaudverdiere-cours.info/quatrieme/geographie/autoroutes-mer/DR000219.mp3

Travail de cartographie.
Il s'agit de faire une carte avec les régions et les ports ou pays qui sont cités dans le document.
Comment faire ?

Je relis le texte et, au fur et à mesure, de ma lecture, je souligne tous les noms de régions et de ports. Dans ce cas, j'ai mis ces noms en caractères gras.


Les autoroutes de la mer larguent les amarres
FRANCE INFO - 16 SEPTEMBRE 2010

La France et l’Espagne inaugurent officiellement aujourd’hui une "autoroute de la mer", navette maritime régulière pour poids-lourds, entre Saint-Nazaire et Gijon.
Un grand projet européen qui a bien du mal à prendre corps.
Depuis près de 20 ans, l’Union européenne prône le développement du cabotage maritime pour désengorger les routes européennes, et a lancé en 2001 le label "autoroutes de la mer".

Le programme européen Marco Polo prévoit d’encourager ces voies maritimes par des aides nationales ou européennes, avec un budget de 450 millions d’euros pour la période 2007 - 2013.
En Europe, seules quelques liaisons très régulières dans des détroits (Grande-Bretagne ou sud de la Suède), ou des lignes entre le Benelux et la Scandinavie peuvent être aujourd’hui qualifiée d’autoroutes de la mer.
Une ligne entre Trieste et la Turquie, créée en 1991 pour contourner la Yougoslavie en guerre mais toujours existante peut également prétendre à l’appellation, ainsi que des lignes entre l’Espagne et l’Italie alimentées par l’activité industrielle.
“Fiat envoyait ses automobiles en Espagne et récupérait des pare-brises et des pièces détachées espagnols”, explique Paul Tourret, directeur de l’Institut supérieur d’Economie maritime de Nantes-Saint-Nazaire. Mais la France, malgré sa bonne volonté politique, a essuyé un échec pour sa première “autoroute de la mer” ainsi officiellement baptisée.
La ligne entre Toulon et Civitavecchia, un port proche de Rome, exploitée par Groupe Louis Dreyfus (GLD) Lines, a été abandonnée en mars 2009 après quatre ans d’existence. Alors qu’elle fonctionnait en bonne partie grâce à l’industrie automobile - l’exportation de véhicules Peugeot depuis la France et Iveco depuis l’Italie -, elle a été victime de la crise économique.
Depuis, des lignes depuis Marseille et Toulon vers la Turquie viennent d’être lancées pendant l’été.


Quant à la nouvelle ligne Saint-Nazaire/Gijon (assurée par GLD Atlantique, associant GLD et l’italien Grimaldi),“ elle a une certaine logique géographique  : elle forme un raccourci entre la Galice, le Nord du Portugal et le centre-ouest de l’Espagne, vers le centre-ouest de la France”, observe Paul Tourret.
Mais elle est loin de concerner tous les trafics qui passent par la frontière. Les marchandises qui partent du centre de l’Espagne vers l’Allemagne n’ont par exemple aucun intérêt à passer par l’Atlantique.
En outre, elle ne sera desservie dans un premier temps que par un seul navire, qui effectuera trois rotations par semaine. “Un navire tous les deux jours, c’est tout à fait insuffisant ; ce qui fera le succès ou non de ce type d’outil, c’est la fréquence et la régularité de la ligne”, juge Nicolas Paulissen, délégué général adjoint de la Fédération nationale des Transports routiers. “Pour nous, ça n’a jamais été une solution miracle pour réduire le trafic des poids lourds, parce que c’est un outil qui s’adresse essentiellement au trafic international”, ajoute M. Paulissen, qui souligne que les liaisons fonctionnent grâce à des subventions publiques.
La France et l’Espagne ont accordé 15 millions d’euros d’aides chacune à la nouvelle autoroute, qui bénéficie aussi d’une subvention européenne de quatre millions d’euros.
Une seconde ligne proposée par l’opérateur Acciona Trasmediterranea, doit relier ultérieurement Nantes et Le Havre à Vigo (nord-ouest de l’Espagne), puis à Algésiras (sud).



Ensuite, sur le fond de de carte distribué, je construis ma légende (je le suis servi de l'ordinateur pour faire cette carte mais mardi dernier, cette carte avaiat été faite à la main).
Je peux faire un tableau comme ci – dessous afin de classer les régions (ou les pays) ainsi que les ports.
J'ai rangé les noms par ordre alphabétique et non pas par lur ordre d'apparition dans le document.
À partir de cela, je construis ensuite la légende de la carte.



Régions et paysPorts
AllemagneLe Havre
BeneluxSaint – Nazaire
EspagneGijon
FranceVigo
Galice, nord du PortugalAlgésiras
Grande – BretagneMarseille
ItalieToulon
S1 : sur de la SuèdeCivitavecchia
S2 : ScandinavieTrieste
Turquie


carte Europe-1sur2

La carte n'est pas terminée.
Que lui manque – t – il ?
Vous souvenez – vous du document ?
Quel est son sujet ?
Il a pour sujet l'ouverture d'une autoroute de la mer, c'est – à – dire d'une liaison maritime entre la France et l'Espagne.
Comment représenter cela sur une carte ?
Vous avez vu cela en 6e et en 5e.
Pas de souvenirs ?
Je suis sûr que si…
Il faut se servir de flèches qui indique des flux. Dans ce cas, il s'agit de flux de marchandises.

N'ayant pas (encore) de logiciel de dessins, j'ai imprimé le fond de carte ci – dessus, noté les flux de marchandises et numérisé la carte (la qualité a un peu diminué).

Je viens de me rendre compte que j'ai oublié Civitavecchia : je l'ai ajouté à la main ! c'est le point 7b, près de Rome.



Il ne manque rien ?
Si, vous l'avez vu !
Le titre et les points cardinaux (au moins).






Et le cœur de l'Europe ?
On l'avait oublié ?
Certes non !
Il nous le faut : c'est une utile révision !




Si vous aimez la couleur ;-)




Ainsi notre carte est – elle terminée.

Où allons – nous avec ces cartes ? Que sommes – nous en train de faire ?
Un travail sur les transports en Europe !

Depuis la semaine dernière, nous savons où se trouve le cœur de l'Europe.
Nous avons vu, avec ce travail, les efforts de l'UE pour développer le cabotage maritime afin de "désengorger les routes européennes" (je cite le document avec guillemets ;-) et de réduire la pollution provoquée par les camions.

L'UE essaie de défendre l'idée du développement durable (c'est une notion que nous retrouverons).
D'autre part, il y a dans votre manuel une carte des liaisons aériennes en Europe.
Je vous laisse donc comprendre le sujet du travail de vendredi ;-)

Et vous pouvez aussi faire des hypothèses sur celui de vendredi prochain, avant les vacances ! ;-)
Bon travail à vous, soyez les meilleur(e)s !

Renaud Verdière 2010